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La mise en oeuvre de Halieutis démarre avec un plan pour le pélagique

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La mise en oeuvre de Halieutis démarre avec un plan pour le pélagique

Message par karzazi le Ven 26 Fév 2010, 9:56 am


  • Le ministère table sur l'intégration entre armateurs et industriels
  • Des infrastructures nouvelles en projet pour garantir une matière première de qualité
  • Des quotas par navire et par type de captures seront fixés courant 2010 en concertation avec les professionnels.
Le premier pan de la stratégie «Halieutis»
est sur le point d’être déployé sur le terrain. Dévoilé le jeudi 11
février par le ministère des pêches maritimes, il s’agit du plan
d’aménagement de la pêcherie des petits pélagiques. Ce plan repose sur
deux idées maîtresses : l’amélioration des captures pour optimiser
l’exploitation d’une ressource, pour laquelle la demande mondiale est
toujours prometteuse, la mise à niveau des infrastructures de
débarquement pour recevoir dans de bonne conditions ce produit
hautement périssable et, enfin, une bonne valorisation.

S’agissant de l’élargissement de prise, le stock dit «C», soit la zone
océanique entre les deux parallèles 25° et 24°, comprise entre le sud
de Boujdour au nord de Dakhla, est le seul espace où les professionnels
pourront faire plus de saisies. En effet, c’est là où le potentiel
existe, puisque sur le million de tonnes pouvant être capturé, chaque
année, on en pêche à peine la moitié. Ailleurs, l’effort de pêche est
déjà jugé critique pour le renouvellement de la ressource, qu’il
s’agisse des zones Méditerranée ou encore Atlantique allant d’El Jadida
à Laâyoune. Si l’on met de côté donc la contrainte géographique, côté
ressources, aucun problème ne se pose puisque, actuellement, le Maroc
qui capture autour d’un million de tonnes de poissons toutes espèces
confondues -dont 80% pour la seule pêcherie pélagique- est encore bien
loin des 1,8 million de tonnes de ce qu’on appelle le TAC (total
admissible des captures) imposés par les scientifiques qui se basent
sur le seuil de renouvellement des ressources.

Encourager les partenariats et alliances entre armateurs et industriels de la transformation

Mais la hausse des captures n’est pas le véritable enjeu en soi.
Mohamed Tarmidi, secrétaire général du ministère de la pêche maritime,
explique en effet que «la question centrale n’est pas tant de capturer
davantage de poissons que d’améliorer les moyens de débarquer et de
garantir aux produits de la mer une grande qualité de conservation.
C’est bien cela qui assurera l’étape de la valorisation sans laquelle
les professionnels ne seront pas en mesure de mettre en valeur leurs
unités et de faire les investissements qu’imposera la croissance que
connaîtra le secteur».

Aujourd’hui, au Maroc, le secteur est devant l’équation suivante :
d’une part, la pêcherie met à disposition sardinelle, chinchard,
maquereau, anchois et sardine de qualité mondialement reconnue. De
l’autre, une capacité de débarquement et d’accueil qui est à la fois
inadéquate, dispersée et souvent dans l’incapacité de recevoir, dans
les conditions optimales, ces produits, au risque d’altérer leur
qualité pour tout usage ultérieur.

Conséquence de ce manque de matière
première de qualité, l’industrie de transformation nationale se
retrouve sous-utilisée puisqu’elle tourne à 50% à peine de sa capacité
de production. Le manque à gagner est évident puisque, en même temps,
la demande sur le plan mondial, elle, est en accroissement (3% en
valeur et 6% en volume) tandis que la demande intérieure, moyennant des
prix attractifs et une meilleure distribution, pourrait, selon le
ministère, passer facilement des 12 kg actuels par personne et par an à
18 kg.

Et pour résoudre l’équation, l’idée de base qui sous-tend la stratégie
Halieutis est simple : au lieu de continuer à pêcher de manière
«artisanale» et désordonnée, il est temps que les professionnels
adhèrent à une exploitation plus durable et mieux pensée des
ressources. Comment ? En ne pêchant plus n’importe quoi, n’importe
comment. L’idée est que des quotas soient institués par navire et par
zone, selon les disponibilités des ressources, et par nature des unités
autorisées. Cela se déterminera à l’issue d’une étroite concertation
entre le département de tutelle et les professionnels. En 2010,
première phase, il sera procédé à des appels d’offres pour déterminer
qui peut capturer combien et où. Parallèlement à cette première phase,
une période d’optimisation sera entamée pour faire en sorte que
l’infrastructure existante accueille mieux les quantités pêchées. La
deuxième période (entre 2010 et 2015), sera, elle, propice à
l’utilisation des infrastructures de Boujdour. Par la suite,
c’est-à-dire entre 2016 et 2020, d’autres infrastructures viendront
s’ajouter à ce qui est disponible. Il s’agira essentiellement du
nouveau port à Dakhla et des trois pôles de compétitivité qui verront
le jour au nord, au centre et au sud. Ce grand chantier qui concerne le
pélagique s’enrichira sur deux axes : d’une part, les alliances
nécessaires qui devront inéluctablement voir le jour entre industriels
et armateurs. Il y aura aussi une phase où les industriels seront
autorisés, en présentant des projets viables, à devenir eux-mêmes des
armateurs pour approvisionner leurs usines en matières premières, ce
qui leur permettra d’améliorer l’utilisation au mieux de la capacité de
leur outil de production. Il s’agit, là, d’une requête qui a été
pendant longtemps émise par les industriels et qui trouve enfin un écho.

Schématiquement, comme le résume le secrétaire général du ministère de
la pêche maritime, les grands axes du plan d’aménagement de la pêcherie
pélagique ont pour but, in fine, d’encourager l’intégration entre
l’amont et l’aval du secteur par des groupements ou des partenariats
entre armateurs et industriels, ce qui sera de nature à optimiser la
valorisation des captures. Mais tout cela ne peut être assuré que si
l’on garde à l’esprit la nécessité de débarquer la totalité des
captures dans les ports marocains. Au cours de la période transitoire
nécessaire pour mettre à niveau et préparer les infrastructures, le
département propose aux professionnels de conserver leurs produits dans
leurs installations de froid avec la possibilité de les débarquer dans
les ports de commerce (une mesure autorisée jusqu’en 2015) pour ne pas
subir de pertes. Mais une chose est sûre : les débarquements directs
dans des ports autres que ceux marocains sont exclus.

Source: La Vie Eco
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